JARDIN MEDIEVAL

Hildegarde de Bingen (en allemand : Hildegard von Bingen), née en  à Bermersheim vor der Höhe près d'Alzey (Hesse rhénane) et morte le  à Rupertsberg (près de Bingen), est une nonne bénédictine mystique, compositrice et femme de lettres franconienne, sainte de l'Église catholique du xiie siècle1. Elle a été aussi plus rarement dénommée Hildegarde de Rupertsberg2.

Depuis 2012, elle est reconnue comme Docteur de l'Église.

800px Karlheinz Oswald Hildegard von Bingen Eibingen

Biographie

Dixième enfant d'une famille noble du Palatinat, dont les parents Hildebert et Mathilde sont probablement issus du comté de Spanheim, Hildegarde naît aux environs de 10983,4. Très vite, elle est passionnée par la religion et touchée par des phénomènes mystiques. Hildegarde affirmera avoir reçu les premières grâces dans la « troisième année de [s]on âge » :

« Dans la troisième année de mon âge j'ai vu une telle lumière que mon âme en a été ébranlée, mais à cause de mon enfance je n'ai rien pu en dire »4.

À l'âge de huit ans5, elle entre au couvent des bénédictines de Disibodenberg sur le Rhin, dans le diocèse de Mayence, pour son instruction sous la tutelle de Jutta de Sponheim. Elle prononce ses vœux perpétuels et reçoit vers l'âge de quatorze ou quinze ans le voile monastique des mains de l'évêque Othon de Bamberg, qui, de 1112 à 1115, remplace l’archevêque Adalbert de Mayence, prisonnier de l'empereur Henri V.

Lorsque Jutta meurt en 1136, Hildegarde est élue abbesse de Disibodenberg, à l'âge de 38 ans.

Elle commence à 43 ans à consigner les visions qu'elle a depuis l'enfance, dans le Scivias (du latin : sci vias Dei, « sache les voies de Dieu »).

En 1147, elle fonde l'abbaye de Rupertsberg.

L'approbation du pape Eugène III lors d'un synode réuni à Trèves fin 1147 - début 1148 encouragea Hildegarde à poursuivre son activité littéraire. Elle achève le Scivias, composé en 1151. Puis elle écrit le Liber vitae meritorum entre 1158 et 1163 et le Liber divinorum operum entre 1163 et 1174.

En 1165, elle fonde l'abbaye d'Eibingen.

800px Sainte Hildegarde de Bingen Basilique Saint Pie X de Lourdes

Œuvres

La plupart de ses écrits sont réunis dans un grand livre (le Riesencodex) conservé à la bibliothèque régionale de Hesse à Wiesbaden en Allemagne. Bernard de Clairvaux lui-même lui a assuré que ses visions étaient des grâces du ciel.

Selon Jean-Noël Vuarnet, « En dictant, Hildegarde, comme toutes ses futures émules, croit et veut "dépasser la condition d’Ève''. Mystique militante et presque féministe, Hildegarde, visionnaire et poète, veut voir et faire voir autant et plus que faire croire »6».

b5868cc7f805fea473fd7ff9872a26f6

Nature et médecine

Hildegarde de Bingen est considérée comme la première naturaliste d'Allemagne7. Elle est aussi médecin, son double don de voyance et de guérisseuse en fait l’un des plus renommés de son temps. Sa médecine combine des éléments savants de grands auteurs, et des ressources locales de médecine populaire2. En ce domaine, ses ouvrages sont au nombre de trois :

Liber divinorum operum simplicis hominis

ou Livre des œuvres divines, est un mélange de théologie et de philosophie naturelle, où elle expose ses idées en visions cosmiques. L'organisation de l'univers et la nature de l'Homme ont pour origine commune la création divine. Les deux ne peuvent être séparés : de grandeur différente, ils ont été construits selon les mêmes proportions. Un principe d'analogie universelle fait de l'Homme un petit monde dans le grand (microcosme dans le macrocosme). L'Homme est le miroir du monde qu'il reflète par l'organisation de son corps. Dans un de ses manuscrits, conservé à Lucques, on trouve la miniature ci-contre, représentant un homme aux bras étendus dans un cercle (recevant toutes les influences cosmiques), dont le dessin sera modernisé par Léonard de Vinci dans l'Homme de Vitruve8.

Elle se livre à une sorte d’ekphrasis mentale. Dans cette ekphrasis, elle y écrit ses visions telles qu’elles lui apparaissent, en donnant sa voix à celle de Dieu qui parle par elle :

«Tout ce que j’ai écrit en effet lors de mes premières visions, tout le savoir que j’ai acquis par la suite, c’est aux mystères des cieux que je le dois. Je l’ai perçu en pleine conscience, dans un parfait éveil de mon corps. Ma vision, ce sont les yeux intérieurs de mon esprit, et les oreilles intérieures qui me l’ont transmise, […] Exclusivement, j’exposais ce que m’offraient les secrets du ciel. C’est alors que je réentendis la voix, qui, du ciel, m’instruisaient. Et elle disait : ‘’Écris ce que je te dis!’’9»

Dans ses dix visions du Liber divinorum operum simplicis hominis, Hildegarde dicte à Volmar ce qu’elle entend et voit. Un dialogue se crée entre voir et voix, et s’offre à elle les Œuvres Divines du Ciel :

« Je contemplai alors dans le secret de Dieu, au cœur des espaces aériens du midi, une merveilleuse figure. Elle avait apparence humaine. La beauté, la clarté de son visage étaient telles que regarder le soleil eût été plus facile que regarder ce visage. Un large cercle d’or ceignait la tête. Dans ce cercle, un deuxième visage, celui d’un vieillard, dominait le premier visage ; son menton, sa barbe frôlaient le sommet du crâne. De chaque côté du cou de la première figure se détachait une aile…9»

La première vision d’Hildegarde, dans le Livre des œuvres divines, est celle de la Trinité, à l’origine de l’univers et de l’homme. L’homme, à l’image du cosmos, est une œuvre divine10.

Physica

ou De la nature, est une description peu ordonnée de plantes et d'animaux. Elle décrit près de 300 plantes, la plupart selon une observation personnelle, 61 sortes d'oiseaux et autres animaux volants (chauve-souris, insectes…), et 41 sortes de mammifères. Les exposés visent un but thérapeutique, et Hildegarde indique les remèdes qui peuvent être obtenus à partir de chaque plante ou organe animal. Ce texte appartient plus à l'histoire de la médecine populaire qu'à l'histoire des sciences naturelles7.

Hildegarde de Bingen utilise ainsi tout ce que la nature pouvait lui offrir en matière de traitements : les simples, mais aussi les minéraux. Ainsi, par exemple, elle écrit dans le langage imagé de son époque que :

« L'émeraude pousse tôt le matin, au lever du soleil, lorsque ce dernier devient puissant et amorce sa trajectoire dans le ciel. À cette heure, l'herbe est particulièrement verte et fraîche sur la terre, car l'air est encore frais et le soleil déjà chaud. Alors, les plantes aspirent si fortement la fraîcheur en elles comme un agneau le lait, en sorte que la chaleur du jour suffit à peine pour réchauffer et nourrir cette fraîcheur, pour qu'elle soit fécondatrice et puisse porter des fruits. C'est pourquoi l'émeraude est un remède efficace contre toutes les infirmités et maladies humaines, car elle est née du soleil et que sa matière jaillit de la fraîcheur de l'air. Celui qui a des douleurs au cœur, dans l'estomac ou un point de côté doit porter une émeraude pour réchauffer son corps, et il s'en portera mieux. Mais si ses souffrances empirent tellement qu'il ne puisse plus s'en défendre, alors il faut qu'il prenne immédiatement l'émeraude dans la bouche, pour l'humidifier avec sa salive. La salive réchauffée par cette pierre doit être alternativement avalée et recrachée, et ce faisant, la personne doit contracter et dilater son corps. Les accès subits de la maladie vont certainement faiblir… »

Elle attribue ainsi des vertus protectrices, curatives, prédictives, purificatrices aux minéraux suivant en cela des pratiques antiques, fondées sur un symbolisme magique et religieux. Dans la mentalité médiévale, le divin et le magique ne s'excluent pas. « Il n'y a pas de jugement de valeur ni de classement hiérarchique : toutes les vertus sont présentées sur un axe horizontal qui vise à accumuler le savoir, et non à le trier ou à le jauger »11.

Cette mentalité se retrouve dans les encyclopédies médiévales, dans les lapidaires (ouvrages sur les pierres précieuses, comme le De lapidibus ou Lapidarius de Marbode11) et aussi les bestiaires comme le Physiologus7 .

Causae et curae

Les causes et les remèdes débutent par un exposé sur la théorie des humeurs. Hildegarde se serait inspirée de Constantin l'Africain, et à travers lui, des médecins antiques comme Hippocrate, Galien ou Dioscoride, ainsi que des médecins arabes.

Elle conçoit la théorie des quatre humeurs, non pas comme des liquides organiques, mais comme des ensembles de tendances, de prédispositions et de réactions morbides, sur un double plan physique et spirituel. Elle applique cette théorie à la création de l'homme par Dieu, à partir de l'eau et de la terre. Le créateur aurait d'abord créé la forme extérieure de l'homme, puis a comblé le vide par des organes. Hildegarde reprend l'idée d'Aristote selon laquelle le cœur est le siège de l'âme et du principe de connaissance7. Elle s'intéresse ainsi à la mélancolie, qu'elle voit dans l'histoire de l'Homme comme une conséquence du péché originel chrétien : « Au moment où Adam a désobéi à l'ordre divin, à cet instant même, la mélancolie s'est coagulée dans son sang12 ».

Le corps est la demeure de l'âme avec une porte, des fenêtres et une cheminée. L'âme fait entrer et sortir les pensées comme par la porte (le cœur), le cerveau est la cheminée de l'âme qui discerne et évacue les mauvaises pensées. Les fenêtres apportent la lumière, « les yeux sont les fenêtres de l'âme. On peut voir l'âme d'un homme dans ses yeux »13.

Au milieu de nombreuses pratiques infondées reposant sur des croyances, on trouve des affirmations intuitives qui s'avèreront vraies plus tard, notamment sur la physiologie humaine (le sang circule dans le corps), ou comme l'affirmation que la Terre tourne autour du Soleil, placé au centre du monde, que les étoiles fixes sont en mouvement2. Ou encore ce conseil préventif, dans Causæ et Curæ sur les maux de dents :

« Celui qui veut avoir des dents fermes et saines doit, le matin, lorsqu'il se lève, mettre de l'eau pure et froide dans sa bouche et la garder un petit moment [une petite heure14], dans sa bouche pour ramollir la malignité qui se trouve entre ses dents ; ainsi, l'eau qu'il a dans sa bouche lave ses dents et, s'il le fait souvent, la malignité ne croîtra plus autour de ses dents, qui resteront saines »13.

La médecine populaire allemande tient aussi une large place2. Hildegarde fusionne des éléments multiples et variés : médecine savante et populaire, Ancien Testament et Foi chrétienne, philosophie antique et début de la scolastique. Le savoir encyclopédique d'Hildegarde serait lié à sa situation géographique, aux liaisons fluviales d'une région rhénane15, communiquant aussi bien avec la mer noire (Danube) qu'avec la Méditerranée (Rhin, Saône, Rhône), lui donnant accès à de nombreuses sources.

Constitution du jardin médiévale :

20200207 142424

20200207 142540

Cardon

ail

Anis vert

Bette

Bourrache

Camomille

Cardon

Carotte

Chelidoine

Colchique

Concombre

Consoude

Echalote

Iris

ANIMATIONS MEDIEVALES

Barberoussades

Edition des barberoussades : Animations médiévales et campements avec artisans et commerçants. Les lieux concernés par l'événement : Château des Adhémar, descente Saint-Martin, église Sainte-Croix, rues piétonnes du centre-ville.

Animations "médiévales" gratuites pour tout public (cérémonie de l'hommage, adoubements de chevaliers, combats ...) Présence de compagnies médiévales complètes avec tentes, armes, matériels divers et animations (environ 1000 m carrés). Participation de la fanfare costumée de Ravensburg. Marché médiéval sur environ 120 m linéaires (entre 25 et 30 commerçants, artisans, tavernes).
Fonctionnement taverne-buvette : monnaie d'échange ...

new1 2

20210529 171452

 

 new1 1

20210625 170904

20210625 170947

 flyer2019 1verso ok

Journées Européennes du Patrimoine (JEP)

 

Programme des journées du patrimoine sur l'Agglo.

 

Montélimar :

  • Musée d'art contemporain Saint-Martin, 1 avenue Saint-Martin : de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h
    entrée gratuite. Visite découverte toutes les demi-heures de l'exposition "César, faces à face"
  • Musée de la Ville, 19 rue Pierre Julien : de 14 h à 18 h entrée gratuite
  • Ré-ouverture du Musée. Présentation de la collection lapidaire et exposition d'une suite de gravures allemandes du 15e siècle.
  • Les Archives de Montélimar : Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, vous pourrez parcourir les 2,5 km d'archives conservées et découvrir des documents remarquables qui placent Montélimar comme un haut lieu d'histoire et de patrimoine. Les Archives de Montélimar, 800 ans d'histoire. visites guidées à 14h30 et 16h00. Gratuit. Groupe limité à 18 personnes.  Accessible PMR Hall de la Maison des Services Publics 1 avenue Saint-Martin à Montélimar
  • Château des Adhèmar :Accès gratuit et ouverture en continu de 10h à 18h.
  • Exposition «Gallo-romain» : A 18h Espace Municipal des Carmes puis campement d’inspiration médiévale établi sur le parvis

La Bâtie Rolland : 
La chapelle Andéol sera ouverte de 9h00 à 18h00.

Ancône : 
L'association Ancône Culture et Patrimoine participera aux Journées Européennes du Patrimoine. L’association anime un groupe de marche qui propose une fois par mois des parcours de randonnées pédestres autour de monuments ou de sites historiques locaux ou régionaux. Cette année, dans un premier temps, ils ont choisi de traiter du mystère d'Aéria, antique cité celtique disparue pas très loin de chez nous. Tout d’abord vous partirez à sa recherche en randonnant sur le territoire de la Roche St Secret-Béconne et tout particulièrement autour de l'un des sites supposés: le Rocher des Aures (journée du 19 septembre). Après avoir reconnu sur place ce lieu énigmatique, la conférence de Janick Roussel-Ode, docteur en archéologie, vous permettra de mieux décrypter ce mystère. Dans un deuxième temps, plus de spéculation ni de mystère ! Nous accueillerons la troupe Valentine Compagnie qui jouera « l’école, quelle histoire ! », une pièce de théâtre quelque peu déjantée sur le thème de l’école. Elle rappellera de façon humoristique et en chanson, l'histoire bien réelle de l'Ecole de la République de sa naissance à nos jours. Pourquoi ce thème ? A la rentrée, le village a dit « au revoir ! » à son ancienne école de la République ou plutôt, à sa « maison d’école » pour reprendre les termes écrits de l’époque. Désaffectée, elle a vu les enfants migrer vers un bâtiment tout neuf, construit aux normes actuelles. La parution de notre revue annuelle "les Cahiers d'Ancône" coïncidera avec cet événement local. Un des articles traitera notamment des péripéties de la naissance des maisons d’école d’Ancône et de leurs évolutions jusqu'à nos jours. Cette brochure sera proposée au public dès la fin du spectacle et les réservations pourront être satisfaites ce même soir.
Centre Claude Allain
Rue Bernard Goujon - 26200 Ancône
06 60 16 22 80

Allan : Organisé par le service des archives communales et l’association Allan, Pierres et Mémoire

  • A 14h30 - Salle d’honneur de la mairie

Le monde paysan d’ALLAN en Provence à ALLAN en Drôme Provençale du Xème au XXIème siècle.
Des bénévoles au service de la mise en valeur des vestiges du village perché - Alain Mercati , président d’APM.
Des Adhémar de Monteil aux Poitiers d’ALLAN - Dany Balsen -
Du castrum à la Bégude - Monique Demortier
Présentation de photos d’une famille de paysans - Bernard Valette-
Histoire des poids et mesures au travers des siècles - Geneviève Bégot -
Des champs d’oignons à l’autoroute : itinéraire d’un paysan de la vallée du Rhône - Martine Blanc
Splendeurs de nos paysages – Diaporama - Gilbert Grandpierre
Evolution du monde agricole du XXème au XIème siècle - Yves Courbis, maire d’Allan Verre de l’amitié

  • A14h- Place des lices – RV sur le site :VISITE GUIDEE DU VIEUX VILLAGE

Cléon d'Andran
- l'église de Cléon d'Andran de 8h à 18h00
-le château de Genas de 14h à 18h00

Les Tourrettes
La chapelle classée de Saint Didier sera ouverte à la visite libre et gratuite ( avec accueil et informations ) les samedi et dimanche de 10h00 à 12h et de 14h00 à 17h00.

Rochefort-en-Valdaine
Ouverture samedi et dimanche de 14h à 18h Château et Chapelle Saint Blaise
Au château : Expo dessins " portrait de stars " par Bernard Alenda .

Condillac
Ouverture au public de  10H à 18H de l'église communale Saint Pierre aux liens, implantée au
cœur du vieux village, site classé.

Sauzet

  • Samedi
    - visite libre ou commentée de l'Eglise St Lambert - 10h- 17h30 - contact : 07.62.34.14.51
    - visite guidée du vieux village par Le Portalac (association patrimoniale) - 17h30-18h30 - Rendez-vous devant la boulangerie
  • Dimanche
    - visite guidée de la Villa Sestier (classée Art Nouveau) sur rendez-vous - contact : 04.75.46.11.23
    - visite libre ou commentée de l'Eglise St Lambert - 10h- 17h30 - contact : 07.62.34.14.51
    - visite guidée du vieux village par Le Portalac (association patrimoniale) - 10h30-11h30 - Rendez-vous devant la boulangerie

MUSEE

MUSEE

TRESOR DU MOIS

Monnaie, France, Charles VII, Royal d'or, Montélimar, TTB, Or

DSC00847

Charles VII, dit « le Victorieux » ou « le Bien Servi », né à l'hôtel Saint-Pol à Paris le  et mort au château de Mehun-sur-Yèvre, résidence royale située à Mehun-sur-Yèvre, entre Bourges et Vierzon, le , est roi de France de 1422 à 1461. Il est le cinquième roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne.

800px KarlVII

Charles VII est le fils de Charles VI et d'Isabeau de Bavière. Roi indissociable de l'épopée de Jeanne d'Arc, il réussit, au cours d'un long règne de près de quarante ans, presque aussi long que celui de son père et prédécesseur sur le trône (1380 – 1422), à renverser une situation compromise.

En 1418, le dauphin Charles échappe à la capture lors de la prise du pouvoir par les Bourguignons à Paris. Il se réfugie à Bourges où il se proclame lui-même régent du royaume de France, eu égard à l'indisponibilité de son père atteint de folie, resté à Paris et tombé au pouvoir de Jean sans Peur, duc de Bourgogne1.

Le traité de Troyes (1420) déshérite le dauphin du royaume de France au profit de la dynastie anglaise des Lancastre, rameau cadet des Plantagenêts. Le dauphin Charles de Ponthieu, seul héritier légitime du trône, réfute ce traité et se proclame roi de France sous le nom de Charles VII le 30 octobre 1422, en la cathédrale de Bourges, après la mort de son père, le roi Charles VI, survenue le .

Contesté par les Bourguignons et par les Anglais, Charles VII devient le souverain d'un royaume en proie à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, compliquée d'une intervention militaire anglaise victorieuse depuis la bataille d'Azincourt (1415). Allié au parti des Armagnacs, replié au sud de la Loire dans son duché de Berry, surnommé par dérision « roi de Bourges », par ses ennemis, le dauphin Charles de Ponthieu, proclamé roi Charles VII de France, voit sa légitimité et sa situation militaire s'arranger nettement grâce à l'intervention de Jeanne d'Arc. Celle-ci participe à la levée du siège d'Orléans et conduit Charles VII à la cérémonie du sacre à Reims.

Le souverain se fait sacrer à Reims le , ce qui renforce sa légitimité. Il poursuit le combat contre les Bourguignons, alliés des Anglais, tout en ratifiant des trêves successives avec le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, avant de conclure avec lui le traité d'Arras de 1435, qui met fin à la guerre civile engagée depuis l'année 1407 entre Armagnacs et Bourguignons. L'armée royale est réorganisée par la création des compagnies d'ordonnance le Charles VII peut ainsi se consacrer à la guerre contre les Anglais, achevant à terme de les chasser du royaume par la victoire finale de Castillon, en 1453, qui clôt la guerre de Cent Ans.

Charles VII s'emploie à restaurer l'autorité royale en s'affirmant comme le gardien des droits de l'Église de France par la Pragmatique Sanction de Bourges en 1438, et en brisant la révolte des grands féodaux lors de la Praguerie de 1440. Il tente également de rétablir l'économie grâce à l'aide de son Grand Argentier Jacques Cœur.

Souvent critiqué par la postérité pour avoir censément ralenti la reconquête du royaume, relancée notamment par Jeanne d'Arc, et pour avoir abandonné celle-ci à son sort, le roi cautionne néanmoins en 1456 le procès en nullité de la condamnation de la Pucelle, qui la lave solennellement de toute accusation d'hérésie.

Contribution & Dons
Books!
Boutique Joomla!